Les illustrations de la couverture de Mathieu Hidalf T3

Tom de Lavoixdulivre a découvert que l’illustrateur des couvertures de la série “Mathieu Hidalf” avait publié l’illustration du T3 !
Personnellement, j’adore !

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Concours Ecriture – Le Premier Défi de Mathieu Hidalf (Christophe Mauri)

Espace Culture & Loisir organisent un concours de Nouvelles à partir du roman “Le Premier Défi de Mathieu Hidlaf”.

Interview de Christophe Mauri pour Bookenfolie et Foreverbooks

Avec Alicia de Foreverbooks, nous avons rencontré Christophe Mauri, le jeune auteur du “Premier Défi de Mathieu Hidalf” pour un interview. La rencontre s’est déroulée dans un café parisien, tout près de la Gare de Lyon. La rencontre fut… incroyable, intéressante et complètement magique !
J’espère que les mots retranscrits vous émerveilleront tout comme moi …

A la base, cette interview a duré 40 minutes, à deux, nous avons réécrit l’intégralité, puis retravaillé chaque réponse, en restant le plus proche de l’oral. 



1) Alicia & Lena : Pour commencer, pourrais-tu nous présenter « Le premier défi de Mathieu Hidalf » ?

Christophe Mauri : Le premier défi de Mathieu Hidalf est donc le premier tome d’une saga de cinq livres que j’ai commencé à écrire il y a deux ans et qui est sorti il y a tout juste trois mois. Sur une grosse série comme ça on parle souvent d’un premier tome de présentation pour introduire tous les personnages et tous les éléments de l’univers. C’est un peu le cas pour ce livre car il tourne autour de la bêtise du héros qui est né le même jour que le roi et qui pour se venger d’avoir un anniversaire qui passe inaperçu a décidé de mettre en l’air l’anniversaire royal année après année notamment pour faire enrager son père. 
2) A&L : Ton histoire d’auteur n’a pas commencé à la parution de Mathieu Hidalf, raconte-nous un  peu…
CM : J’ai commencé à écrire à 13 ans, en pleine période « Harry Potter » et sous l’influence d’une prof de français qui nous avait fait écrire des rédactions. Chaque rédaction était le chapitre d’un livre et au terme de l’année, toutes ces rédactions réunies faisaient un petit roman. On nous avait demandé d’inventer une fausse maison d’édition, d’écrire une quatrième de couverture et de faire la couverture nous-mêmes . Quand on est sorti de cette classe de quatrième, la moitié de mes potes voulaient devenir écrivains. Et ça a été un vrai moteur. J’ai envoyé un premier manuscrit à 13 ans à Gallimard Jeunesse ; C’est ça qui pour moi est très important dans cette histoire : Gallimard Jeunesse, entre mes treize et mes seize ans a toujours répondu avec beaucoup de bienveillance et d’encouragements : c’était des refus à chaque fois, mais des refus argumentés et surtout des refus encourageants.  A 16 ans, j’ai été édité chez Belem Éditions sur ce premier texte que j’écrivais depuis mes 13 ans et j’ai sorti mes trois premiers livres avec eux. Et neuf ans plus tard, j’ai écrit Mathieu Hidalf. Je suis retourné vers Gallimard et là on m’a dit que Catherine Bon, l’éditrice qui m’avait écrit quand j’avais treize ans se souvenait de moi et qu’elle était là pour me rencontrer. Du coup c’était merveilleux parce que ça donnait une vraie valeur à toutes ces lettres passées. C’était vraiment une belle histoire qui commençait…  Qu’elle « se termine » de cette manière, c’est formidable. Gallimard Jeunesse, c’était mon rêve, c’est toutes mes plus grandes lectures de jeunesse. Quand j’ai eu leur réponse, je me moquais de toutes les autres réponses possibles et imaginables, j’aurais dit oui à personne d’autre. C’est vraiment un rêve d’enfant qui s’est réalisé. Et ça c’est chouette.
3) A&L : Mathieu Hidalf a 10 ans. Est-ce que cela t’a été difficile de t’immiscer dans la peau de ce personnage et de vraiment ressentir comme un enfant ? Est-ce que tu n’as pas eu peur d’avoir oublié ce que c’était qu’être un enfant ?
CM : Je ne me suis pas exactement posé la question sous cet angle-là, mais c’est vrai que ça a été un questionnement problématique pendant longtemps et notamment parce que Mathieu Hidalf était un personnage qui apparaissait déjà dans ma première série, sauf qu’il avait trente-cinq ans. C’était une sorte de James Bond play-boy bête comme ses pieds, mais c’était l’idéal d’un garçon de quinze ans. Quand j’ai voulu en faire un enfant de dix ans, je me suis dit : « Mais comment est-ce qu’on fait un espèce de Don Juan type James Bond à dix ans ? ». J’étais incapable de trouver la solution car je n’arrivais pas à me mettre dans la peau d’un garçon de cet âge, du coup je piétinais. Maintenant, c’est très étonnant parce que c’est le contraire, Mathieu Hidalf me porte complètement et porte avec lui tout le ton de la série. C’est lui qui est le moteur de l’intrigue. Des fois, j’ai l’impression que je pourrais faire un roman en partant juste de lui et de ses mécanismes d’esprit. Aujourd’hui, c’est – c’est marrant de parler comme ça – mais c’est grâce à Mathieu que j’ai pu écrire ce livre et grâce à la manière dont je m’approprie de ce personnage.  Je m’amuse énormément avec lui. Aujourd’hui, le fait qu’il ait dix ans c’est une merveille ; je m’amuse beaucoup et je n’ai aucun problème pour rentrer dans sa peau.
4) A&L : Tes personnages sont-ils inspirés de tes connaissances ?
CM : Dans Mathieu sincèrement, non (ce qui est complètement l’inverse de quand j’étais plus jeune). J’ai des personnages qui sont inspirés de mes amis imaginaires, c’est-à-dire Merlin l’Enchanteur par exemple. D’ailleurs, Maître Magimel lui ressemble énormément. Un passage qui me fait trop rire dans « Merlin l’Enchanteur », ce sont les moments où Merlin perd complètement les boulons parce qu’il n’écoute absolument pas ce qu’on lui dit. Arthur lui pose une question et Merlin lui répond : « Oui, c’est tout à fait ça » alors qu’il se rend compte que, ben non, c’est pas du tout ça. Je trouve ça magique chez un personnage comme Merlin. Ce sont des choses que j’adore glisser dans mon livre.
Quand j’étais plus jeune, j’avais fait un truc complètement fou et quand j’y pense je me dis, « Mais oh la la ! J’étais vraiment trop bête ! » : Quand j’écrivais ma première série, j’étais amoureux d’une fille et j’ai tout changé pour pouvoir la mettre dedans. Le héros tombait amoureux d’elle, c’était n’importe quoi. Je reprenais même des discussions que j’avais eu avec elle. J’avais aussi casé dix de mes potes dans le livre, avec leur prénom. J’en avais un qui s’appelait Laurent et je l’avais appelé Laurent Acéré. C’était idiot, mais marrant !
5) A&L : Comptes-tu écrire d’autres romans jeunesse après Mathieu Hidalf ?
CM : Oui, j’écrirai d’autres romans jeunesses, j’en suis convaincu, mais je ne sais pas si ce sera ma priorité quand j’aurais fini Mathieu Hidalf. Idéalement, une fois que j’aurai fini Mathieu et si j’ai du temps, j’aimerais repartir soit sur du théâtre soit sur du roman, mais c’est encore très loin vu que j’en suis à deux Tomes et demi, ça ne fait que la moitié et je pense qu’il me reste de longs mois de travail devant moi.
6) A&L : Pourrais-tu nous citer certaines lectures que tu as adoré ?

CM : Je n’étais pas un super grand lecteur quand j’étais très jeune. J’ai eu ma période « Club des Cinq » (j’ai dû tous les lire dix fois, donc ça c’est déjà bien). Ensuite il y a eu « Harry Potter » que je ne relirai jamais avant d’avoir fini Mathieu Hidalf. Il y a des tomes que j’aime beaucoup et d’autres que j’aime beaucoup moins. Je trouve que c’est un texte extraordinaire et s’il a eu du succès, c’est parce qu’il réunit des tas de critères qui sont géniaux, que c’est formidablement bien mené et que ça a bouleversé ma vie de jeune lecteur. J’avais le même âge que Harry Potter pendant tous les premiers Tomes, c’était extraordinaire. J’ai acheté le Tome 4, 5, 6 et 7 à minuit au Virgin des Champs Élysée ; c’est devenu un espèce de rite. Ensuite, il y a eu « Artemis Fowl » qui s’est greffé derrière ça et « Le Clan des Otori » qui est formidable. Je n’étais pas un immense lecteur, mais c’est les lectures qui me viennent à l’esprit.
7) A&L : Donc il n’y a pas besoin d’être un grand lecteur pour devenir un grand auteur
CM : Déjà merci pour le compliment. C’est un paradoxe. Tous les auteurs que je rencontre me disent « Lisez, lisez ». Et je suis persuadé qu’ils ont raison. Je lisais, mais je n’étais pas un boulimique de la lecture. Aujourd’hui, je lis beaucoup plus. Je suis surtout plus convaincu de la nécessiter de lire pour écrire, c’est une manière de se nourrir. Lire pour écrire c’est important pour ce qui est de l’écriture elle-même ; avoir une plume qui fonctionne. Par contre, pour ce qui est d’organiser une histoire, j’estime qu’il n’y a rien de mieux que de regarder des Walt Disney pour écrire en jeunesse. J’exagère si je dis que j’en regarde dix par semaines, mais j’en regarde très souvent. Je trouve que c’est un modèle car il y a une efficacité dans la narration qui est exceptionnelle et il y a un humour formidable.  Je disais avec humour, qu’un jour on va se moquer de moi : Quand « Raiponce » est sorti, j’ai été le voir trois fois, trois jours d’affilés au cinéma : La première fois était pour voir l’histoire, la deuxième était encore pour voir l’histoire et la troisième, j’y suis allé avec un cahier parce que j’avais des problèmes dans un passage de mon Tome 2. J’avais l’impression que le souffle de ce Disney m’aiderait à trouver une solution. Ça a été le cas, ça m’a bien aidé.
8) A&L : Pourrais-tu nous dévoiler quelques infos du T2 ?

CM : Le deuxième tome commence par un enjeu évident :  Mathieu va-t-il rentrer dans l’école de l’élite ? Le T2 commence ainsi : Mathieu est dans sa chambre avec deux colonnes de livres ; la colonne des livres non lus (qui est une pile gigantesque qui touche le plafond) et la colonne des livres lus. Tous les livres de l’immense colonne doivent être lus pour le lendemain matin, c’est-à-dire, le moment où il passera son épreuve. Sur la colonne des livres lus, il y a juste le recueil de contes de fées que son père lui a offert pour son anniversaire. Mathieu regarde les deux piles, il prend son recueil de contes et il dit « À nous deux ! » : Voilà comment il prépare son épreuve. Tout ce qu’il veut, c’est tricher. Il souhaite devenir le premier prétendant de l’histoire de l’Élite à avoir réussi à tromper le service des fraudes de l’école. Il est d’ailleurs tellement prétentieux et sûr de lui qu’il a même communiqué à la presse qu’il allait tricher. Sauf que ça ne va pas se passer comme il l’avait imaginé…


9) A&L: Sais-tu quand le Tome 3 sortira ?
CM : Normalement le Tome 3 devrait sortir à l’automne prochain. Peut-être en octobre – novembre…


Un immense merci à Christophe Mauri pour ses sourires, sa gentillesse incroyable et ses romans si exceptionnels !
Lena
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Le coin des annonces :
1. D’ici ce week-end, je publierai l’intégralité (ou presque) de l’interview, pour les curieux !
2. Et, à mon plus grand plaisir, je vous annonce l’ouverture d’un nouveau concours !
Gagnez le T1 & le T2 de Mathieu Hidalf !

Des questions pour Christophe Mauri ?

Bonjour tout le monde 🙂
Lors de mon prochain voyage à Paris (pour le Salon du Livre de Montreuil), je vais avoir l’occasion d’interviewer Christophe Mauri, l’auteur du “Premier Défi de Mathieu Hidalf“, avec une copine !
Je vous propose donc, de me proposer des questions à lui poser 🙂
Que ce soit sur son roman, ses futurs romans, sur son parcours d’écrivain, …
N’hésitez pas à transmettre le message 🙂

Mathieu Hidalf, T2 bientôt en librairie

Bonne nouvelle !
Mathieu Hidalf et le Foudre Fantôme, de Christophe Mauri sortira bientôt (T2) !
C’est pour le 12 janvier 2012 !
(13€)
Résumé : (Spoiler !)
Mathieu Hidalf est de retour et il n’a rien perdu de son audace ! Après avoir marié le roi à une sorcière édentée, il compte bien entrer enfin à la célèbre école de l’Élite. Pour réaliser son rêve, il est prêt à tout, même à mourir… pour cinq minutes. Une fois admis, pourtant, il n’est pas au bout de ses peines. Il lui faut encore réussir la périlleuse épreuve du Prétendant : capturer la Foudre fantôme, une biche d’argent aux pouvoirs mystérieux, mais aussi contrecarrer les plans des terribles frères Estaffes qui ont juré de tuer le roi et le capitaine Louis Serra. Pour Mathieu Hidalf, l’année ne sera pas de tout repos !

Interview de Christophe Mauri (Le Premier Défi de Mathieu Hidalf) par la Fringale Littéraire.com

Je vous en avais déjà parlé : Le Premier Défi de Mathieu Hidalf, écrit par Christophe Mauri a été publié fin août 2011 chez Gallimard Jeunesse.
Je l’ai lu en une soirée et ça a été un coup de coeur ! (ma critique)
Voici un interview (en deux vidéos) de l’auteur, par lafringalelittéraire.com
 
 

Le Premier Défi de Mathieu Hidalf – Christophe Mauri

Le Premier Défi de Mathieu Hidalf
Christophe Mauri

Gallimard Jeunesse
En librairie
256 pages
13€
La suite paraîtra début 2012

À tout juste dix ans, Mathieu Hidalf est une légende.
Sa spécialité ?
Gâcher l’anniversaire du roi par une bêtise effroyable.
Même s’il doit pour cela compromettre son rêve le plus cher : entrer à la célèbre école de l’Élite.
Mais cette année, la fête risque de tourner au drame.
Les redoutables frères Estaffes ont rompu un serment magique et menacent de tuer le roi.
C’en est trop pour Mathieu Hidalf : il ne laissera personne saboter à sa place le royal anniversaire !
Le premier livre d’une irrésistible saga de fantasy
Mathieu Hidalf, c’est le Prince rebelle de la grosse bêtise et de l’imagination, le cousin germain du Petit Poucet. Un roman à veiller debout. Stéphan de Pasquale « Laissez-vous tenter – RTL »
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Ce roman, je l’ai découvert sur on-lit-plus-fort, et même avant de l’avoir lu, juste en lisant le résumé et les commentaires des auteurs ayant pu le lire, ce fut un coup de cœur. L’ayant dévoré en une soirée, je peux maintenant affirmer que ce roman est un coup de cœur. Un double coup de cœur…
Pour vous donner quelques infos supplémentaires à propos de ce roman, il faut savoir que Christophe Mauri a aujourd’hui vingt-trois ans, mais qu’à l’âge de ses treize ans, il avait déjà envoyé son premier manuscrit aux Éditions Gallimard Jeunesse, qui ces derniers, l’ont suivi dans son parcours d’écriture sans pour autant l’éditer… jusqu’au « Premier Défit de Mathieu Hidalf ».
Pour vous résumer rapidement l’histoire, Mathieu Hidalf a dix ans et est un pro des bêtises, surtout lors de l’anniversaire du roi de son royaume, qui a eu la mauvaise idée de naître le même jour que lui. Et justement, cela fait deux ans qu’il est cloîtré dans sa cellule qui a comme autre prénom « chambre » suite à la grosse bêtise de ses huit ans. Enfin libéré, il va en profiter, et ce avec parfois l’aide de ses trois sœurs Juliette. S’ajoutent, par d’autres chemins, l’histoire amoureuse de sa sœur, les discussions entre parents et enfants … qui se trouvent être souvent injustes. Un joli roman baigné dans le monde fantasy mais où les relations familiales restent les mêmes. Du rire, des sourires à n’en plus finir !
Le seul point négatif que je pourrai trouver est le fait que le roman soit trop court (250 pages), j’aurais aimé avoir tellement plus à dévorer. Quand la dernière fut achevée, je l’ai relue deux ou trois fois pour que le roman dure encore un peu plus longtemps.
L’un des thèmes que j’ai particulièrement aimé sont toutes les allusions aux adultes du point de vue des enfants. Mathieu Hidalf décrit souvent son âge comme étant « nul » et ne servant à rien. Quand on est enfant on ne peut rien faire alors que qu’en on est adulte, la liberté s’offre à nous. On se dit toujours « Ah, quand j’aurais douze ans, je serai grand », et ce à chaque année qui suit car on se sent toujours petit. Toutes ces questions et réflexions sur l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte m’a fait penser au « Petit Prince » car ce thème a le même état d’esprit dans les deux histoires.
Le deuxième thème qui ressemble au premier et qui m’a beaucoup plu, est l’enfance décrite dans cette histoire. Mathieu Hidalf a l’imagination débordante, reste lui-même et garde son insouciance qui caractérise souvent l’enfance. De retrouver un personnage si vivant, si défini et si sûr de lui, ça fait du bien. C’est comme une bonne bouffée d’air frais.
Les personnages sont vraiment géniaux. Ils sont tous extrêmement différents et ont chacun leur propre personnalité. Mathieu Hidalf en est le premier exemple. C’est un personnage original qu’on ne voit pas dans d’autres romans. Il y a également les parents et les trois sœurs qui forment une famille plutôt disjonctée mais tout en restant plausible, drôle et sincère. Les noms des personnages, pour le moins farfelus, en sont une deuxième preuve !
Au niveau de l’écriture, on se rend tout de suite compte que l’auteur a un véritable talent. Ses descriptions sont drôles, enfantines et belles. Les dialogues sont vifs et amusants et pas une seconde on ne s’ennuie ! En lisant je me trouvais dans les nuages, personne ne pouvait m’atteindre et me faire tomber. Ses mots m’envoûtaient et me faisaient rêver.
Pour conclure, « Le Premier Défi de Mathieu Hidalf » est un coup de cœur… comme pour la plupart des romans Gallimard Jeunesse (laissez-vous donc tenter !). Les personnages sont touchants et plein d’esprit. Les thèmes abordés tels que l’enfance pourront être appréciés tant par les enfants (dès 10 ans) que par les adultes, que soit une fille ou un garçon. On ne s’ennuie pas une seconde car la grosse bêtise que prépare Mathieu n’est dévoilée qu’à la fin. Cette attente donne un rythme et pousse à lire. L’écriture est belle sans être trop compliquée. Un auteur à suivre de très près !
A suivre … dans les prochaines aventures de Mathieu Hidalf !

(Critique datant de Septembre 2011)
___ En plus ___

L’auteur prodige, publié à 14 ans avec la saga “L’épée des morts”, est publié pour la première fois par Gallimard Jeunesse. La rentrée commence avec une très jolie histoire. Ou plutôt deux… 
La première, c’est celle d’un éditeur qui a encouragé un enfant et publie aujourd’hui un jeune homme. Ce jeune homme, c’est Christophe Mauri, et voilà ce qu’il confiait il y a quelques mois à des libraires: «J’avais treize ans lorsque, pour la première fois, un adulte a prêté attention à mon travail de jeune auteur. Il s’agissait de Catherine Bon, éditrice chez Gallimard jeunesse, qui m’encourageait à remettre mon ouvrage sur le métier. Ces encouragements, venant de la maison d’édition qui m’avait donné mes ailes de lecteur, ont noué un lien très fort entre elle et moi. Pendant des années, j’ai renvoyé chacun de mes travaux à Gallimard jeunesse, qui m’expliquait toujours quelles en étaient les faiblesses, sans cesser pour autant de m’encourager à renouveler mes efforts.»
Dix années ont passé, et le jour de ses 22 ans, Gallimard Jeunesse contacte Christophe Mauri pour lui annoncer l’intérêt porté à Mathieu Hidalf. «La première fois que j’ai eu à répondre au téléphone, j’avais sans doute retrouvé la voix de mes treize ans, parce que j’étais incapable de prononcer un mot !».
La seconde histoire, c’est celle de son héros, Mathieu Hidalf, jeune garçon de 10 ans, sorte de Peter Pan sans ailes, épris de gloire et de défis, qui rêve de ruiner son père. La suite, il faut pouvoir la découvrir en toute innocence pour se laisser emporter par l’imagination brillante et facétieuse de son auteur. Aussi, je m’arrêterai là.
Sans rien vous révéler, sachez quand même que chez Gallimard, l’enthousiasme autour de Mathieu Hidalf est général! Parmi les fans, il y a Jean-Philippe Arrou-Vignod, aujourd’hui l’éditeur de Christophe. Lui-même inventeur d’une tripotée de héros bankable, il a de l’expérience, et du flair. Aussi, quand il dit craindre «que Mathieu Hidalf ne réussisse du premier coup l’exploit d’entrer dans le club très fermé des héros inoubliables», faites lui confiance, il est rarement complètement dans le vent !
D’autant qu’un autre auteur de la maison, Timothée de Fombelle, a confié qu’il considérait Mathieu comme un concurrent des plus costauds pour ses stars, Tobie et Vango: «Au début, on croit que ce livre est brillant, captivant, léger, et irrésistiblement drôle. Le problème est qu’en avançant, on découvre que c’est bien pire que cela. Indispensable.»
Et quiconque a déjà rencontré Timothée sait que quand Timothée dit quelque chose, on est d’accord.
(texte écrit par on-lit-plus-fort

Le premier défi de Mathieu Hidalf
de Christophe Mauri
En librairie – 256 pages – 13 euros
La suite paraîtra début 2012 

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